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Drôle de rencontre que celle de Valérie MISCHLER avec un poète de la Butte Montmartre, Bernard DIMEY, dont les chansons à texte furent emportées par la vague des années " Salut les Copains ".
Fille de sa génération, Valérie a butiné la musique des années rock et sixties de ses parents, adoré Alain Bashung, les Rita Mitsouko, Prince, Serge Gainsbourg, MC Solaar. Aujourd'hui, elle nous entraîne sans complexe du côté de Montmartre. Une voix sensuelle et gouailleuse, une présence étonnante, un spectacle d'un réalisme troublant. L'humour affleure souvent, comme l'ultime élégance du désespoir.
Quelle séduction possible entre cette fille et ce géant, dont le bestiaire - grisettes, brigands, filles de joie, ivrognes et artistes maudits - fit aussi la légende de Paris. Ami des Mouloudji, Aznavour, Michel Simon, Henri Salvador, Juliette Gréco qui furent aussi ses interprètes, il disparaît le 1er juillet 1981. Valérie est encore une enfant et ne l'a pas connu.
La rencontre, il y a un peu plus d'un an, est un choc.
La chanteuse aux talents d'actrice qui se refusait à choisir un registre unique, entre alors en Dimey comme en religion : " C'est drôle, triste et tragique, comme la vie ".
Les personnages que Dimey dessine avec ses mots crus et tendres - filles de joie, mendiants et voyous - , Valérie les fait vivre dans des interprétations drôles et saisissantes. Elle donne à redécouvrir des êtres de chair qui ont une histoire, une âme. Des êtres que notre modernité aseptisée éloigne désormais dans la nébuleuse des " exclus ".
Accompagnée au piano par Catherine Bedez, rejointe depuis peu au violoncelle par Gaëlle Branthomme, Valérie MISCHLER nous emmène dans un monde cocasse, inattendu et un rien provocant.
À ne rater sous aucun prétexte. |

| crédit photo : Philippe Candelon |
| crédit photo : Philippe Candelon |
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